Un parcours raconté comme un seul arc : de la production digitale en 1992 à la construction de l’infrastructure de recherche des écosystèmes entrepreneuriaux africains en 2026. Quatre chapitres, une seule obsession — comprendre ce qui fait vraiment fonctionner un écosystème.
Les années digitales
Vingt-deux ans à construire, faire grandir et vendre du digital à Paris.
J'ai commencé comme chef de projet digital freelance en 1992 — le web n'était encore presque rien. J'ai produit pour Le Public Système, fait grandir une agence digitale chez Mappemonde, dirigé ma propre société AVANE pendant sept ans, occupé des rôles produit chez KDS (voyages d'affaires) et XWiki (logiciel collaboratif), puis clos le chapitre comme Directeur Général de Digiteam au sein du groupe Team Créatif. En 2014 j'avais dirigé du digital dans l'e-commerce, le SaaS B2B, en agence et en open source. Le schéma qui nourrirait plus tard ma recherche était déjà là : ce n'est jamais la technologie — c'est l'écosystème autour.
Construire ADALIA
De l'idée à l'une des cinq meilleures écoles de commerce d'Afrique du Nord.
En 2014 j'ai quitté Paris pour Casablanca et fondé ADALIA Institute — une école privée de commerce et de management. J'en ai été le premier CEO, le premier doyen, le premier enseignant et, les deux premières années, le premier responsable d'accréditation. Nous sommes passés d'une licence à un Executive DBA, avons fait accréditer cinq masters en Finance, Marketing, Digital, RH et Management Général, et bâti des partenariats avec l'Université de Strasbourg, NEOMA et la CNMA. ADALIA a été classée trois années consécutives dans le top-5 des écoles de commerce nord-africaines par Jeune Afrique. J'y reste Doyen et Fondateur.
Devenir chercheur
De l'Executive MBA au PhD — trois ans, trois prix de thèse.
Onze ans après mon Executive MBA à HEC, je suis retourné sur les bancs — pour faire ce que j'avais toujours voulu faire : de la recherche. J'ai d'abord intégré un Master 2 Recherche à l'IAE de Lyon 3, puis lancé un PhD à la Sorbonne Business School (Paris 1) avec Didier Chabaud et Marie-Christine Chalus Sauvannet. Je l'ai soutenu en 2022 sur la structure des écosystèmes entrepreneuriaux dans les pays à faibles revenus africains, devant un jury composé notamment de David Audretsch, Karim Messeghem, Martin Cloutier et Christina Theodoraki. La thèse a reçu trois prix. J'avais alors déjà deux Best Paper Awards à l'ACIEK et un track record dans les Academy of Management Proceedings, TFSC, Small Business Economics et HBR France.
Bâtisseur d'écosystèmes
Faire le pont entre recherche, infrastructure et politique en Afrique et au MENA.
Depuis le PhD je construis une seule chose en trois pièces — la Galaxie OSE. D'abord l'Observatoire des Soutiens à l'Entrepreneuriat en Afrique (OSE) : un cadre scientifique à cinq couches évalué par les pairs, 58 619 acteurs qualifiés dans 150 pays, un Conseil scientifique réunissant David Audretsch, Saras Sarasvathy, Erik Stam et Karim Messeghem. Puis l'académie : ADALIA Institute, refondée en 2025 en académie de l'Observatoire — 100% en ligne, quatre niveaux de programmes, formant les bâtisseurs d'écosystèmes entrepreneuriaux à travers l'Afrique. Puis l'école de recherche : EERS, co-fondée à Utrecht avec Stam, Bosma, Chabaud et Theodoraki, désormais à sa septième édition au LIUC Milano. En parallèle je continue de produire des publications à comité de lecture (AOM, SBE, TFSC, JBV Insights), de superviser quatre candidats DBA et une candidate PhD. Le chapitre n'est pas clos.
Le chapitre n’est pas clos.
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